Nous, agents des accueils physiques et téléphoniques de différentes CAF et CPAM d’Ile de France, nous sommes réunis le jeudi 11 janvier 2024 à l’initiative du syndicat FO.

Nous sommes attachés au service rendu à nos assurés et allocataires et ne supportons plus d’avoir à vous maltraiter.

La loi de financement 2024 adoptée à coup de 49-3 que FO condamne, va être mise en œuvre, aggravant encore plus les conditions de travail des employés et cadres de la Sécu et donc le service rendu aux assurés et allocataires.

Nous condamnons aussi la loi Immigration dont nous exigeons le retrait pur et simple car à la Sécu nous refusons de trier nos assurés et allocataires en fonction de leur couleur de peau ou leur nationalité !

Ce texte honteux s’attaque directement aux étrangers, cherche à diviser les travailleurs et à renforcer la précarité des plus fragiles. Avec la mesure qui conditionne désormais le versement des Allocations Familiales et des APL pour les allocataires étrangers à un délai de présence en France, il est aussi une offensive frontale contre la Sécurité Sociale et ses fondements.

Avec FO, nous revendiquons le recrutement de personnels dignement rémunérés, formés et le maintien et la réouverture des accueils aux assurés et allocataires…

Nous revendiquons la possibilité de pouvoir vous recevoir et solutionner vos situations.

Vous et nous subissons déjà les conséquences de ces fermetures. Fermetures afin de liquider la Sécurité Sociale, Notre Sécu.

Pour preuve, les appels téléphoniques sont déjà en parti traités par la province. Et tout est mis en œuvre par nos directeurs, appliquant les directives gouvernementales, afin de vous fermer définitivement l’accès au peu de centres qu’il reste. Mise en place de rendez-vous téléphoniques en lieu et place des rendez-vous physiques, retraits des bornes, arrêt des accueils aléatoires…

Or, nos accueils c’est ce qui nous unit à nos assurés et allocataires.

FO rappelle que les conditions de travail des employés et cadres des organismes de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales d’Ile de France sont intimement liées au sort de nos assurés et allocataires.

C’est le chaos qui est organisé dans nos organismes et nous n’acceptons pas ! Collègues, assurés et allocataires, faites-nous remonter votre expérience et vos revendications.

Les centres de Sécurité Sociale matérialisent le droit de propriété qu’ont les assurés et allocataires sur celleci grâce aux cotisations.

Imaginez, en 1945, alors que le pays était en ruine, il y avait un centre de Sécurité Sociale pour 5000 assurés ! Cela n’est plus possible aujourd’hui ?

FO revendique :

- Le maintien et la réouverture de tous les accueils physiques des organismes de Sécurité Sociale et d’allocations familiales dans le département (CAF, CPAM, CNAV, CRAMIF)

- L’arrêt des suppressions de postes et des embauches en CDI conventionnel de personnel en nombre suffisant avec des vraies formations

 

Paris, le 11 janvier 2024

 

Contact : Jean-Claude AYME mail : accueilsecuritesociale@gmail.com

 

Déclaration des élus FO

Lors de l’Assemblée Plénière du CSE du 21 décembre 2023

 

A la Sécurité Sociale, la « négociation » sur les salaires n’en porte que le nom, l’employeur restant enfermé dans le carcan budgétaire imposé par les Pouvoirs publics !

Alors même que la première RPN sur les salaires 2024 avait lieu ce mardi 19 décembre, des milliers d’agents de la Sécurité Sociale étaient en grève à l’appel des fédérations en défense de leurs revendications salariales. Ce n’est qu’au bout de multiples tergiversations et relances des organisations syndicales et d’1h30 de réunion, que la Directrice de l’UNCANSS a fini par annoncer qu’il n’existait « à ce stade aucune négociation possible sur l’augmentation de la valeur du point », compte tenu d’une RMPP définie à 1.50% pour 2024.

A ce sujet FO rappelle son opposition au principe même de la RMPP.

Au niveau national aucune organisation syndicale n’a apposé sa signature en 2023 car il n’existait aucune véritable négociation salariale mais uniquement une proposition inacceptable de l’UCANSS « à prendre ou à laisser » qui a abouti à une décision unilatérale de l’employeur.

Les mesures sont très loin du compte et sont très en deçà des attentes et besoins légitimes des salariés et en total décalage avec l’inflation et la vie au quotidien. Ce, alors même que le président de la République appelle à la négociation dans les branches professionnelles, et bien qu’il commence par appliquer cela à la Sécurité Sociale !

L’idée que les salariés de la Sécurité Sociale s’appauvrissent en travaillant est inacceptable !

Dans beaucoup de services de la CPAM 91, un malaise profond s’est installé avec une fuite d’effectif croissant, un turn-over profondément ancré dans le quotidien et un bilan social terriblement triste !

Les chiffres sont navrants et désolants pour un organisme tel que le nôtre et posent véritablement la question de la responsabilité sociale de l’employeur qui n’est pas du tout à la hauteur et reste totalement déconnecté de la réalité.

Il y un problème de fond, et malgré nos alertes rien ne bouge... tout continue à empirer au fil du temps, des années ! Pire, le mépris maintenant s’installe et s’inscrit dans la norme !

La preuve en est avec le retrait des badgeuses qui dégradent encore plus les conditions de travail des salariés et engendre un stress quotidien et permanent.

La preuve en est avec le maintien de la volonté de se débarrasser de nos centres de santé dentaire. Rappelons que nous nous sommes battus pour le maintien du CSD de Juvisy!

La preuve en est avec la mise en place du middle office qui ne fait que compliquer les conditions de travail d’un personnel déjà usé par les différentes injonctions de l’employeur !

La preuve en est avec le contrôle de l’absentéisme et la discrimination assumée contre des collègues malades du fait, entre autres, des conditions de travail dégradées.

Vous ne pouvez plus continuer à faire comme si tout allait bien et de toujours tout renvoyer sur la responsabilité des instances nationales.

La perte de sens et d’intérêt dans l’exercice de nos métiers devraient vous faire réagir... tout autant que les niveaux inacceptables des rémunérations pratiquées dans la branche maladie et plus globalement sur tous les métiers de la Sécurité sociale.

C’est pourquoi Les élus FO de la CPAM de l’Essonne revendiquent, en total soutien avec les revendications nationales :

- La compensation de la perte du pouvoir d’achat par une véritable augmentation significative de la valeur du point au 1er janvier 2023 qui a minima, tienne compte du niveau d’inflation,

- L’attribution d’enveloppes budgétaires permettant entre autres, la revalorisation des coefficients, la reconnaissance des compétences et le déroulement de carrière, connues en amont de l’ouverture des négociations portant sur les trois classifications des emplois et des rémunérations, Employés et Cadres, Praticiens Conseils et Agents de Direction,

- Que le régime des complémentaires de santé obligatoires se rééquilibre par une répartition de la cotisation 60% Employeur et 40% Salariés avec un budget complémentaire de 34 millions d’Euros soit 0,6% de la masse salariale.

Les élus FO de la CPAM de l’Essonne revendiquent aussi :

- Le maintien des badgeuses et le respect de l’article 16 du protocole HV

- Le maintien de nos centres de santé dentaire

- L’arrêt du middle office

- Des embauches en CDI afin de pouvoir assurer nos missions

- Une vraie politique de mobilité interne

- Plus de vacances de postes

- L’arrêt du contrôle de l’absentéisme

Les élus FO de la CPAM de l’Essonne refusent de subir le carcan imposé par le COMEX et les Caisses nationales.

Nous refusons d’être une simple chambre d’enregistrement et dans un contexte où vous ne nous apporterez pas de réponse, nous quittons la séance si nos revendications ne sont ni entendues ni satisfaites ! »

 

Un rassemblement de militants dans le cadre de l'intersyndicale a eu lieu le 30/11/2023 à proximité de l'hôtel Matignon.

Rassemblement refusé puis finalement autorisé.

La Première ministre ne répond en rien à la demande de l'intersyndicale et elle a refusé de nous recevoir.

 

Le combat continue sur les salaires et les revendications qu'elle porte depuis plusieurs mois  !!!

L'intersyndicale revendique depuis plusieurs mois l'augmentation de la valeur du point, l'attribution d'enveloppes budgétaires classification, et le relèvement de la part employeur dans le financement de la complémentaire santé.

Le 13 octobre , 24,5% des salariés des organismes de Sécurité sociale étaient en grève sur ces revendications.

Au lendemain de la décision unilatérale de l'employeur d'augmentation de la valeur du point de 1.5% au 1er juillet 2023.

Les agents de la Sécurité sociale ont donc exprimé le caractère hautement insuffisant de cette mesure.

La campagne annuelle des observatoires régionaux et inter-régionaux visant notamment à échanger sur les rémunérations des agents de la Sécurité sociale a connu une première réunion le 20 octobre en Ile de
France. Les organisations syndicales ont quitté cette réunion après avoir fait une déclaration en défense des revendications, faute d’éléments nouveaux et tangibles de la part de l’Ucanss.
À la suite, l’Ucanss a décidé de manière unilatérale d’annuler l’ensemble dela campagne initialement programmée jusqu’au 14 décembre.

RDV le 30 Novembre devant Matignon afin d'être reçu et entendu par Madame Elisabeth Borne.

Pour continuer à soutenir la plateforme revendicative et nos actions, signer la pétition en ligne

(tract : QR CODE et lien)

Pour visualiser cliquez sur le lien : tract Communiqué Intersyndical du 27 octobre

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2024 (PLFSS) auquel a été appliqué le 25 octobre à l’Assemblée un 49.3

Le gouvernement visant ainsi à faire adopter sans débat et sans vote le volet Recettes— donne le ton. Le PLFSS porte une mesure (via un amendement apporté par le député Ferracci de la majorité gouvernementale,) de léger toilettage des exonérations sur les cotisations patronales. Doux euphémisme.

Car pour réduire l’augmentation des allègements de charges —exit le mot cotisations— la mesure consiste à adopter un mécanisme basé sur l’octroi d’exonérations en fonction de seuils de salaires (calculés en euros) et non plus prenant pour base un multiple du Smic. Le gouvernement l’ayant refusé, il n’a donc plus été question à l’Assemblée de supprimer purement et simplement le Bandeau famille, soit les exonérations sur les cotisations sociales familiales concernant les salaires allant de 2,5 à 3,5 Smic, proposition trans-partisane initialement portée par les députés Marc Ferracci et Jérôme Guedj (auteurs en septembre d’un rapport sur l’efficacité des exonérations).

Or, le texte adopté prévoit que la mesure permettrait a priori de diminuer le manque à gagner (pour les comptes sociaux), induit par les exonérations de cotisations sur les salaires dits élevés, d’environ 500 à 600 millions d’euros. La suppression des exonérations sur le seul bandeau famille aurait permis, selon les projections, de réduire le manque à gagner de 1,5 milliard d’euros… Pour ne pas froisser le patronat refusant toute action sur les exonérations dont il bénéficie, le gouvernement accepte donc toujours de priver les comptes sociaux de recettes provenant des cotisations sociales patronales. Recettes que l’État devra compenser, ce qui risque de creuser la dette publique laquelle est régulièrement brandie par l’exécutif lorsqu’il conçoit de nouvelles mesures d’austérité qui pèsent sur les travailleurs.